Police Municipale - Communiqué de presse intersyndical

Il y a un an, disparaissait notre collègue Aurélie ; cet assassinat fut vécu par la profession et les citoyens comme une véritable tragédie. Un an après, chacun des 20 000 policiers municipaux et ruraux n’oublie rien de ce drame, et surtout pas la peine de sa famille, de ses proches et de ses collègues.

Aujourd’hui, ses assassins présumés sont sous les verrous et les collègues de Villiers sur Marne et d’ailleurs, poursuivent leurs missions afin d’assurer la paix publique. Ces services de polices municipales fournissent au quotidien un vrai travail d’assistance et de protection au plus proche des citoyens assumant tous les risques inhérents à la profession.

Il y a un an, la classe politique, consciente de l’émoi que ce meurtre abject avait provoqué dans l’opinion publique faisait mine de se préoccuper des conditions de travail des policiers municipaux, mais force est de constater que durant une année aucune mesure concrète n’a été prise par le ministre de l’intérieur ou le chef du gouvernement pour éviter que de tel drame ne se reproduise.

En dehors de toute forme de récupération de ce drame, souvenons-nous, qu’il y a un an, Aurélie Fouquet succombait, victime de son devoir. A sa famille, à ses proches et à ses collègues, nous tenons à dire qu’Aurélie est présente à jamais dans la mémoire de tous les policiers municipaux.

Dans ce contexte si nous pouvons apprécier le devoir de mémoire exprimé par le ministre de l’intérieur il nous parait en revanche indécent de la part d’un parti politique quelque soit ses intentions de s’appuyer sur la commémoration de ce drame pour proposer aux policiers municipaux une réunion de travail en son siège ;

L’intersyndicale de la police municipale

Le 19 mai 2011


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publié le 20 mai 2011