Conseil d’Administration CNFPT de juin 2010 - Intervention de la CGT

Monsieur le Président, Cher-e-s Collègues,

Le compte financier 2009 présente une nouvelle fois un excédent. Hors report, son montant pour 2009 est de 28 millions d’euros, soit un excédent net cumulé de 105 millions d’euros.

Pour l’essentiel, son origine vient de la non-consommation de crédits formation affectés aux délégations et aux écoles. La question qui nous est posée et à laquelle il nous faut répondre est : Pourquoi un tel reliquat de crédits alors que des besoins de formation ne sont pas satisfaits par manque d’offre suffisante du CNFPT ? Pour ce qui concerne la CGT, il nous semble que le manque criant de personnel dans toutes les structures opérationnelles du CNFPT ne permet pas une pleine consommation des crédits de formation.

De plus, nous tenons à souligner que durant la période de constitution de cet excédent, l’activité formation a continuellement augmenté, la progression du nombre de jours stagiaires était de plus de 10% l’an à effectifs constants.

Ainsi, il devient nécessaire de créer des emplois supplémentaires pour consommer cet « excédent devenu structurel », que nous estimons à près de 20 millions l’an.

Dans le cadre de la procédure d’élaboration du Budget Supplémentaire, il nous semble qu’une première inscription budgétaire affectée à la création de postes serait un signe marquant la volonté politique d’aller dans ce sens.

Dans le même temps, pour le BS 2010 et la BP 2011, il serait utile de lancer la réflexion sur l’utilisation de l’excédent cumulé : équilibre investissement-fonctionnement, développement de l’activité formation du CNFPT…

Le CNFPT a un taux d’endettement faible, par conséquent autofinancer l’essentiel des investissements induit un prélèvement trop important sur les crédits formation. Il s’agit de trouver un juste équilibre entre autofinancement et emprunt sans grever ni l’avenir ni les crédits affectés à la formation.

Telles sont les premières remarques et propositions que la CGT tenait à vous présenter.

Je vous remercie pour votre attention.

publié le 23 juin 2010