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Communiqué de la CSD CGT 06 des Services publics territoriaux | Rythmes scolaires : confusions et premiers acquis

La mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires dans les collectivités du département ne fait que confirmer l’analyse des organisations de la CGT depuis plusieurs mois.

D’une part, cette réforme, partielle et confuse, ne répond pas à la question des rythmes de vie de l’enfant, et pose des problèmes importants de cohérence entre les services de l’Education Nationale, les collectivités locales et les différents intervenants des activités scolaires et périscolaires.

D’autre part, adoptant une attitude politicienne aux dépens du bon fonctionnement du Service Public, certains élus des Alpes-Maritimes ont refusé d’anticiper la mise en œuvre de la réforme, ce qui a abouti à une situation d’urgence, où des problèmes majeurs doivent être réglés dans des délais très courts et dans une période de congés où les enseignants et les parents sont plus difficilement joignables.

Dans ce contexte, les syndicats CGT des agents territoriaux ont gardé mobilisées leurs équipes durant l’été, avec l’objectif d’agir à la fois pour que les personnels ne fassent pas les frais de cette situation, et pour que le service public soit rendu dans les meilleures conditions pour les enfants et les familles. Nous sommes particulièrement attentifs à ce que se déroulent partout des Comités Techniques Paritaires (CTP), dont la réunion est
obligatoire dans ce cadre.

A Nice, le CTP s’est réuni le 17 juillet. La CGT, de prime abord, s’est félicitée des discussions préalables mais c’est déclarée hostile au caractère payant des nouvelles activités périscolaires, question qui a fait réagir de nombreux parents d’élèves. Tout en restant vigilants, les élu-e-s du personnel CGT ont pris acte des modifications d’horaires et des nouvelles missions. Ils militent pour la reconnaissance de celles-ci, comme au niveau national, en demandant la revalorisation des rémunérations des agents.

La CGT s’est félicitée de la volonté affichée de la Mairie de Nice de créer un véritable Service Animation, en recrutant 150 animateurs statutaires à temps complet, et de réduire la précarité d’une centaine d’agents de la restauration.

Nous nous sommes cependant abstenus au CTP, car nous n’avons pas pu consulter les personnels, période estivale oblige.

A Grasse, à La Trinité, à Carros, à Beausoleil -où les agents se sont mobilisés
publiquement- et ailleurs dans le département, ce sont le même type de questions qui se posent aujourd’hui. Et c’est partout la même volonté dont font preuve les élus CGT : celle de faire tout pour que les nouvelles missions de service public soient assurées par des agents qualifiés et stables, pour que soient résorbées à cette occasion les situations de précarité, en particulier pour les non-titulaires et les collègues à temps non complet. On
peut d’ailleurs enregistrer de premiers acquis en la matière, dans plusieurs collectivités.

Nous entendons poursuivre cette action tout l’été, en interpellant les employeurs sur toutes ces questions, et en préparant la mobilisation qui sera sûrement nécessaire à la rentrée, avec les enseignants, les parents et tous les acteurs de la communauté éducative.

Nice, le 29 juillet 2014

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Communiqué 29 juillet 2014

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