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Retraite : restons unis contre le Medef

Nous avons du souci à nous faire (quand je dis nous, je pense à vous les actifs !) sur le devenir de l’âge de départ à la retraite : 50 ans(certaines professions), 55 ans, 60 ans ?
Ces échéances ne deviendraient-elles plus que de "bons souvenirs" ?

Pour le régime général (depuis 1982)et les retraites complémentaires, partir à 60 ans avec un taux maximal ne sera plus faisable si les forces du mouvement social ne sont pas elles aussi, à leur maximal !

Le MEDEF tente d’imposer (soutenu par la droite et ce n’est pas nouveau)"la retraite à la carte", et par ce biais, mettre en place les fonds de pension ou retraite par capitalisation. M . Keesler ,n°2 du MEDEF, n’est-il pas président d’un grand groupe d’assurances ?
Pour que le salarié qui déciderait de partir avant l’âge imposé (45 ans de cotisations ?) puisse le faire avec une retraite correcte, il lui faudrait avoir suffisamment placé de capital ... (et encore, il n’est pas à l’abri de krack boursiers !).

La capitalisation risque donc de remplacer à plus ou moins long terme la retraite par répartition qui ne représentera plus que la partie minime de la retraite.
Danger donc pour nos régimes particuliers : l’alignement (harmonisation) entre régimes risque de se faire sur les bases régissant le régime général (40 ans, 45 ans de cotisations ?)
Les salariés du privé comme ceux d’ailleurs du public l’ont bien compris.

Les menaces du MEDEF pèsent lourd sur le devenir des différents régimes de retraite.
La forte mobilisation des actifs et des retraités le 25 janvier a bien montré que les salariés n’acceptent pas que l’on remette en cause le système de retraite (60 ans sans abattement). Le MEDEF a dû tenir compte de cette force unitaire en maintenant pour 2 ans le versement de l’ASF. Mais face au diktat ? à l’ultimatum de celui -ci d’imposer l a réforme du système (urgence de la refondation sociale selon lui !).

Les salariés (actifs et retraités) doivent de nouveau rappeler au patronat et au gouvernement qu’ils refusent l’allongement de l a durée des cotisations, le blocage de la contribution des entreprises pendant 10 ans, qu’ils exigent l’indexation des retraites sur les salaires et la garantie du droit à la retraite à 60 ans.

La CGT rappelle que ce qui va être déterminant dans les semaines à venir, c’est l’action et le rassemblement des salariés pour porter les objectifs ambitieux d’une véritable retraite solidaire et choisie avec les moyens de financement indispensable. Elle s’adresse aux autres confédérations et leur propose une nouvelle action nationale interprofessionnelle dans les semaines qui viennent.

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