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Lettre ouverte aux élus du Morbihan

Nous, ATSEM, Agents techniques, Animateurs, AVS, Enseignants, ensemble des personnels impliqués dans le fonctionnement des écoles maternelles, élémentaires et Accueils Périscolaires et de Loisirs du Morbihan, syndiqués à la CGT, nous sommes réunis en Assemblée Générale mercredi 16 janvier 2013.

Nous relevons des collectivités locales ou de l’Etat et nous nous déclarons très
préoccupés par la manière dont la modification des rythmes scolaires est menée par le Ministère de l’Education Nationale.

Nous rappelons que les réformes qui se succèdent dans l’Education Nationale ont toutes un impact très important sur l’organisation du travail des agents des communes et de l’Etat, et donc sur nos conditions de vie au travail et parfois sur notre rémunération. Nombre d’entre nous, les animateurs en particuliers, avons un statut très précaire.

La réforme en cours, malgré les avis défavorables du Comité Technique Ministériel et du Conseil Supérieur de l’Education, est menée à marche forcée par le Gouvernement et l’Administration de l’Education Nationale.

Le calendrier très serré qui est imposé aux communes empêche en effet toute réflexion globale sur les rythmes de vie des enfants, leurs conditions d’accueil et l’articulation nécessaire avec les horaires de travail de leurs parents.

Alors que ce changement entend s’inscrire dans un processus de Refondation de l’Ecole, la concertation avec tous les partenaires et acteurs du système éducatif est court-circuitée.

L’impact sur les personnels, sur la vie associative locale risque pourtant d’être
extrêmement important. Que dire d’une refondation de l’Ecole qui entend se faire sans débat démocratique et en l’absence de consultation des personnels ?

Nous, professionnels du système éducatif,
- Déclarons solennellement faire partie d’un seul et même collectif de travail et revendiquons être les experts les mieux qualifiés pour défendre un travail de qualité auprès des enfants et des jeunes de notre pays.
- Demandons la reconnaissance de tous les métiers : ceux-ci sont en effet,
complémentaires et indispensables au bon fonctionnement des écoles.
- Affirmons que le bien-être des enfants n’est pas dissociable de celui des
professionnels.
- Demandons à ce que ce que tout soit fait pour favoriser la recherche de
convergences et la coopération éducative des professionnels et de tous les
acteurs de l’Education dans le respect des missions respectives de chacun.
- Exigeons désormais d’être entendus, consultés pour tout ce qui concerne
l’organisation de notre travail.

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Lettre ouverte

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