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GDF-Suez | La Cgt dénonce l’internationalisation financière du groupe, GDF Suez poursuit son endettement !

Communiqué de Presse du 24 avril 2012

L’opération d’acquisition d’International Power (IP) par GDF SUEZ a augmenté l’endettement du groupe pour un total de 15 Milliards d’Euros. Ce développement à l’international est réalisé au détriment de
l’Europe.

Les conséquences de ce type d’investissement (qui ne produit pas un Mégawatt de plus) sont multiples. L’endettement du groupe est passé de 28,9 Milliards d’Euros en 2008 à environ 44 en début 2012 (réduit à 32 environ par les cessions d’actifs). Les effectifs du groupe sont en baisse (-1000), à périmètre constant, et essentiellement en Europe. Le cours de l’action est passé de 35 € en 2008 à environ 20 € aujourd’hui.

Le Président à expliqué qu’il n’y aura pas de cessions d’activité en France, mais il est important de noter qu’il fait la différence entre activité et actif !!

L’ampleur de la dette préoccupe tout le monde dans le groupe.

Le groupe, pour réduire sa dette, cède des actifs en Europe et en France (6,6 Milliards d’Euros en 2011 avec la vente de 25% de GRT gaz et 30% de l’exploration à CIC le Fond Chinois) et il faudra ajouter à cela 6 Milliards supplémentaires d’ici fin 2013.

L’objectif du Groupe aujourd’hui est de mettre en oeuvre des techniques pour faire disparaitre la dette du bilan du groupe uniquement pour satisfaire aux exigences des agences de notation (les mêmes qui notent les états). Ainsi en positionnant la dette dans des filiales qui ne sont pas consolidées (sociétés où GDF SUEZ possède moins de 50% du capital) le groupe trouverait une façon d’agir de façon positive sur le bilan du groupe car la dette n’apparait plus dans les comptes du groupe mais elle reste bien présente !

Si cette technique n’est pas hors la loi, elle crée une évolution plus que douteuse : se séparer de ses actifs historiques et les charger de dettes. Toute ressemblance avec ce qui se passe actuellement sur
les filiales historiques n’est pas vraiment fortuite !

La CGT a calculé que les premiers contributeurs aux bénéfices du groupe sont les entreprises historiques, qui doivent assurer le service public du gaz, par une contribution de l’ordre de 3 Milliards d’euros.

Les remontées exorbitantes de dividendes de la part de GRT GAZ et de GrDF ont fait progresser leur taux d’endettement respectivement à 91% et 75 % (contre 53% et 35% l’année précédente). Plutôt que de préserver dans ces entreprises la trésorerie nécessaire pour autofinancer leur développement et leurs investissements, ces entreprises, une fois leur trésorerie asséchée par le groupe, doivent emprunter, donc s’endetter...

La CGT exprime toute son inquiétude sur le niveau de la dette occasionné par une expansion financière internationale de GDF SUEZ et les dérives qui en résultent.

L’état, 1er actionnaire avec 36% du capital du groupe est responsable de laisser faire en ne s’opposant pas à ces décisions et en ne défendant pas la pérennité des activités historiques du Groupe au Conseil d’Administration.

La CGT propose de revoir les critères de gestion du groupe afin de moraliser la finance de GDF SUEZ.

Télécharger ce communiqué de presse au format PDF :

GDF-Suez | La Cgt dénonce l’internationalisation financière du groupe, GDF Suez poursuit son endettement !

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