bandeau
Imprimer Imprimer

Envoyer à un ami Envoyer
à un ami

GARD | Communiqué de presse du syndicat Cgt du Conseil général du Gard

Madame, Monsieur le rédacteur chef,

Depuis plusieurs semaines, dans tout le pays, des voix de plus en plus
nombreuses s’élèvent, à gauche comme à droite, pour protester contre l’accumulation des réformes Sarkozy qui privent de plus en plus les collectivités de leurs moyens de fonctionnement.

La future disparation de la taxe professionnelle en lien avec la réforme des
collectivités territoriales va aggraver cette situation. Le conseil général du Gard anticipe pour 2010 une loi qui s’appliquera en 2011 et qui n’est pas formalisée.

En effet, depuis plusieurs mois la direction du Conseil général met en oeuvre en anticipant en cela les mauvais coups du gouvernement, des mesures de restrictions, des réorganisations permanentes, des externalisations de missions de compétences obligatoires comme par exemple le réseau Edgard.

Cela se traduit par des surcharges de travail, des pressions sur le personnel, des mobilités imposées comme dans l’ensemble du travail social. Autant de mesures qui n’ont comme conséquence que de réduire le champ d’intervention du service public en supprimant des postes, créant ainsi un désarroi de plus en plus grand chez les personnels.

Les tentatives de suicides n’existent pas que chez France Télécom/Orange.
Pour la CGT du Conseil général du Gard rien n’est inéluctable, nous refusons
que le service public départemental meure de sa belle mort. Nous refusons que les conditions de travail des agents continuent à se dégrader.

Concrètement, plus d’une soixantaine de postes budgétaires sont gelés voire congelés dans notre collectivité. Mais cela ne suffit visiblement pas, anticipant une fois de plus les conséquences des mauvais coups du gouvernement, la majorité du conseil général a décidé de convoquer un CTP extraordinaire le vendredi 27 novembre afin de demander aux organisations syndicales de « Gérer les conséquences budgétaires en matière de ressources humaines ».

Des chiffres commencent à circuler, un départ sur trois à la retraite non remplacé, trente postes définitivement supprimés, des missions « culture, sport, aide aux gardois en difficulté, aide aux associations… » réduites à une portion congrue, voire supprimées

Certes, les choix gouvernementaux en direction des collectivités territoriales et
de leur fiscalité sont le fond du problème et c’est pour cela que, au delà du discours nous appelons à la résistance les agents, les citoyens, les élus.

Il est encore temps de se rassembler pour imposer une autre réforme des
collectivités.

Réorienter le volet fiscal de cette réforme afin qu’il contribue à réduire les
injustices sociales et les inégalités territoriales.

Garantir l’égalité entre les collectivités en leur donnant les moyens financiers
et humains.

Nous demandons un moratoire national sur les réformes en cours et, localement, un moratoire sur les réductions budgétaires et d’éffectifs.

Le combat pour la Poste a montré que cela est possible. A l’occasion de ce
CTP et du vote du budget départemental le 18 décembre prochain nous appelons les personnels, les usagers ainsi que les conseillers généraux à mettre un coup d’arrêt à la politique de casse des services publics du gouvernement Sarkozy.

Nous vous invitons donc, Monsieur le rédacteur chef à une conférence de
presse le 27 novembre devant le Conseil général du Gard.

Le 23 novembre 2009


Télécharger ce communiqué au format PDF :

Mentions légales -  Site réalisé sous Spip