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Tract du 1er mai du syndicat CGT Nice Métropole Côte d’Azur

Cette année, le 1er Mai est tout particulièrement important dans toute la France. 50 ans après mai 68, le gouvernement continue la régression sociale et détruit petit à petit les conquis sociaux gagnés par notre organisation syndicale.

La CGT reste combative sur tous les fronts, que ce soit la loi travail et toutes les réformes systémiques du gouvernement Macron.

De plus, cette année à Nice, se rassemblent, à l’invitation du front national, les extrêmes droites européennes. Aussi, notre syndicat se doit de porter haut et fort ses valeurs que sont la fraternité, la démocratie, l’égalité, la paix et la solidarité ! Aussi nous organisons, avec un ensemble d’organisation, un concert de protestation à la suite de la manifestation.

Pour toutes ces raisons, il est important de continuer à se mobiliser et intensifier les luttes.

1er MAI 2018, À NICE,
10H30, JARDIN ALBERT 1ER
Suivi par
Un concert-meeting
à partir de 13h30,
Place Garibaldi

Soyons uni-e-s et fort-e-s en cette période de tous les dangers pour les salarié-e-s

LE 1ER MAI APPARTIENT AUX TRAVAILLEURS !

Une tradition bien établie fait remonter les origines du 1er mai aux évènements de Chicago en 1886 où la grève des ouvriers américains pour la journée de huit heures se termine dans un bain de sang. Ce n’est pas tout à fait exact, car cela masque, en réalité, la place éminente qu’occupe le mouvement ouvrier français dans la genèse de cette histoire.

C’est en juillet 1889, que le mouvement socialiste international décide de se donner rendez-vous à Paris. C’est au cours de ce Congrès que va naître réellement la journée internationale des travailleurs. Le 20 juillet 1889, sur proposition de Raymond Lavigne, alors secrétaire de la Fédération nationale des syndicats, les délégués adoptèrent à l’unanimité une résolution appelant les travailleurs à organiser « une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent en demeurent de réduire légalement à huit heures la journée de travail ». Au cours des débats, la date retenue fut fixée au 1er Mai, en référence à la décision prise en 1888 par l’American Fédération of Labor lors de son Congrès de St. Louis, de faire du 1er Mai 1890 un temps fort de lutte pour la journée de huit heures.

1890
En 1890, déjà la dimension internationale des mobilisations, aux formes diverses et d’ampleur inégale, frappent les esprits. L’objectif central reste la journée de huit heures, mais d’autres thèmes revendicatifs émergents selon les contextes nationaux. Quoiqu’il en soit, le caractère universel et la force des mobilisations donnent un retentissement considérable à cet évènement.
1891
Le deuxième 1er Mai sera tragiquement endeuillé à Fourmies où tombèrent les premiers martyrs de la journée internationale des travailleurs. La troupe tire sur la foule rassemblée. Le bilan est lourd : dix morts et plusieurs dizaines de blessés. L’indignation provoquée par ce massacre traverse aussitôt le pays et dépasse les frontières. Sans nul doute, ce drame contribua à donner à cette journée une nouvelle dimension de lutte, de solidarité et de générosité ouvrières.
1906
L’enthousiasme initial tend à s’estomper. C’est la CGT, inspirée par le grand projet de la grève générale et par le désir de paix entre les nations, qui réactive les mobilisations. Ce désir de « prendre la rue » culmine à l’occasion du 1er Mai 1906 qui fut certainement la plus grande manifestation organisée par la jeune CGT en faveur des huit heures.
1919
L’expérience révolutionnaire qui se joue à l’Est concentre tous les regards et encourage toutes les audaces, une dynamique révolutionnaire se déploie à nouveau. Pour contrer son extension, le gouvernement de Georges Clemenceau présente le 8 avril un projet de loi sur la journée de huit heures qui est voté à l’unanimité par les députés. Le 1er Mai sera cette année d’une ampleur considérable, les grèves sont massives et les cortèges impressionnant.
1936
Face au péril fasciste, une puissante vague unitaire déferle sur le pays. Une contagion unitaire gagne le mouvement syndical, et le Congrès de Toulouse, du 2 au 6 mars 1936, met fin à quinze années de divisions syndicales. Des arrêts massifs du travail et de puissantes manifestations se dérouleront le 1er Mai 1936 annonçant les grèves généralisées avec occupation du Front Populaire.
1941
Pendant l’occupation allemande, les responsables fascistes de l’État français décident, à l’image de l’Allemagne nazie, d’institutionnaliser le 1er Mai pour en subvertir le sens originel. Dorénavant, cette journée est officiellement désignée comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale. Tout est fait à cette occasion pour vider le 1er Mai de sa substance révolutionnaire et pour le rattacher aux vieilles coutumes réactionnaires. A la Libération, au lendemain de l’écrasement du nazisme, le 1er Mai devient universellement célébré. En France, dès 1946, il se place sous le double signe de l’action revendicative et le redressement national. Depuis 1947, le 1er Mai est un jour férié, obligatoirement chômé et payé.
1968 et après
Après quinze ans d’interdiction de défiler à Paris, la CGT décide pour le 1er Mai 1968 de reconquérir les rues de Paris en lançant un appel à manifester de la République à la Bastille. Ce jour-là, près de cent mille travailleurs défilent dans les rues faisant la démonstration que les conditions sociales de l’explosion à venir étaient réunies.
Dans les années 1980, un certain nombre d’acteurs non syndicaux (réfugiés, immigrés, etc.) choisissent cette journée pour s’exprimer. À partir de 1988, le Front national s’en empare, récupérant au passage Jeanne d’Arc.
On se souviendra également du 1er Mai 2002 marqué par la marée humaine défilant sur l’ensemble du territoire français suite à la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.

Tract 1er mai

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