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22 mars 2018 | Tract des Territoriaux du Havre

LE 22 MARS 2018 AGISSONS !

Quelques dates marquantes de luttes sociales

Le 22 février 1928 le syndicat Cgt des territoriaux se créé sous le nom de « Syndicat des communaux »

Cela fait donc quatre-vingt- dix ans qu’il soutient les revendications des agents et lutte dans leur intérêt et celui des usagers du service public.

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, notre ville connaitra, dès 1945, plusieurs décennies de reconstruction et sera la première ville de France à avoir un tout à l’égout et l’un des plus faibles prix du mètre cube d’eau.

L’année 1962 verra la fin de la guerre d’Algérie qualifiée par le gouvernement d’opérations de maintien de l’ordre.

L’année 1968, quant à elle, sera marquée par des augmentations conséquentes de salaires et de droits, obtenues après un mois de grève générale. Le général de Gaulle qualifiera ce mouvement social de « chienlit ».

L’année 1984 est celle de la création du statut des fonctionnaires territoriaux. Un de ses objectifs était d’harmoniser les pratiques des quelques 36 000 collectivités existantes en France et d’œuvrer vers une égalité de traitement des usagers sur l’ensemble du territoire. Il s’agit là du principe fondateur de notre service public.

Faut-il rappeler que pour la C.G.T., la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau, les transports publics sont des besoins vitaux dont la gestion doit être confiée au service public et qu’il est, par conséquent, dangereux de transférer au secteur marchand.

Alors le 22 mars 2018, ne nous y trompons pas, ce sont ces valeurs et ces acquis qu’il faudra défendre.

Lorsque Monsieur Edouard Philippe veut nous faire croire, que c’est le statut des cheminots qui empêche les trains d’arriver à l’heure, il tente simplement d’opposer les usagers aux personnels. Cette stratégie nous la subissons, de la même manière à la Ville du Havre. Les économies drastiques imposées ont des effets dévastateurs sur la qualité du service rendu.

Ce qui fondait, à l’origine, les valeurs et principes du service public, est dévoyé par la « rentabilité financière » qu’on voudrait imposer aux fonctionnaires territoriaux et plus globalement à l’ensemble des services publics. Ces dysfonctionnements génèrent malheureusement des agressions contre les fonctionnaires, car les usagers, en perte de repères, perdent progressivement confiance dans les institutions et plus globalement la nation.

Être attentiste, c’est accepter ce sabotage organisé
Du service public garant de la cohésion sociale.

Si nous laissons faire, il sera facile, pour nos gouvernants, en temps utile, de dénigrer les fonctionnaires et les missions qu’ils sont en mesure d’accomplir, dans un contexte de réduction permanente des moyens qui leur sont attribués pour réaliser leur travail. Soyons lucides, cela facilitera le transfert des activités assurées aujourd’hui par le service public vers le secteur marchand.

Dans ce contexte s’organise une répression syndicale qui grandit partout en France. Localement c’est parce qu’il est militant CGT que Michaël va être suspendu pour une durée de deux ans, bien qu’il ait remboursé les sommes demandées par la justice. Comme pour d’autres syndicalistes sanctionnés, cette double peine tend à criminaliser l’action syndicale et vise à briser la résistance à cette perte des valeurs de notre service public.

Dans notre collectivité, peut-on réellement parler de DIALOGUE SOCIAL quand :

- dans les instances représentatives les représentants des élus politiques jouent sur leur tablette
- notre administration ne répond pas aux courriers qui lui sont adressés par nos instances nationales
- quand des cadres supérieurs provoquent et humilient vos représentants de catégorie C lors des négociations sur le R.I.F.S.E.E.P.

Plus globalement, doit-on accepter, dans notre pays que l’on oppose :

• le malade au bien portant
• le privé au public
• le retraité à l’actif
• le migrant au résident
• le privé d’emploi à l’actif

Ne nous y trompons pas, tout cela fait partie d’une stratégie gouvernementale qui vise à détruire notre modèle social issu notamment du Front populaire (qui a permis aux travailleurs d’avoir un droit aux congés payés) mais aussi du programme du conseil national de la résistance CNR qui a vu la création de la plupart de nos lois sociales, celles que l’on considère aujourd’hui à tort comme acquises et qui ne cessent d’être très gravement attaquées.(on peut citer le droit à une couverture santé et famille (La Sécurité Sociale, les Allocations Familiales, la retraite).

ALORS TOUS ENSEMBLE RÉSISTONS A CETTE « CHIENLIT 2018 » ET REGROUPONS NOUS LE 22 MARS 2018 POUR DIRE NON !

Rassemblons-nous le 22 mars 2018 10H30 à FRANKLIN

Tract Le Havre

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