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Turquie : atteintes aux libertés suite à la tentative de coup d’État des 15 et 16 juillet 2017

L’EPSU, la CES et l’ISP se sont exprimés sur la situation en Turquie.

Des informations provenant de Turquie ont indiqué que des milliers de travailleurs et de travailleuses du secteur public ont été arrêtés , licenciés et renvoyés de leur poste au cours des jours qui ont suivi la tentative de coup d’État des 15 et 16 juillet.

Ce nettoyage par le gouvernement a commencé avec l’emprisonnement de militaires et la suspension de 6 000 policiers. Ont suivi 13 000 membres des Ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Finances et ensuite 15 000 membres du Ministère de l’Éducation. D’autres renseignements indiquent que 21 000 enseignants du privé ont vu leur licence révoquée et que 1 577 doyens d’université ont été sommés de démissionner. Selon le gouvernement turc, toutes ces personnes auraient un lien avec les organisateurs du coup d’État militaire.

Tout en reconnaissant le droit du gouvernement d’enquêter sur ces incidents et de traduire en justice les responsables, les organisations syndicales internationales ont exprimé leurs préoccupations et leurs inquiétudes quant à la rapidité avec laquelle le gouvernement turc a pris ces mesures. Ceci ressemble à une purge orchestrée pour faire taire tout signe de dissidence dans le pays.

La Secrétaire Générale de l’ISP (Internationale des Services Publics), Rosa Paganelli, a déclaré : « Le gouvernement turc doit respecter la primauté du droit et veiller à ce qu’il dispose de tous les éléments de preuve avant de mener une action qui pourrait violer les droits civils des citoyens. Nous demandons que le gouvernement n’utilise pas le coup d’État comme un prétexte pour faire taire les voix critiques. Par conséquent, nous exhortons le gouvernement à lever la suspension et le retrait de ces fonctionnaires et à les réintégrer dans leurs fonctions en l’absence de preuves contre eux. »

Le Secrétaire Général de l’EPSU (Fédération Syndicale Européenne des Services Publics) Jan Willem Goudriaan a notamment déclaré : « Nous exigeons que le Gouvernement turc respecte les normes européennes de démocratie et les droits de l’Homme établis au niveau Européen et International dans ces moments où ces droits ont été menacés par ceux qui ont organisé le coup d’État.
Les autorités turques sont engagées dans une violation massive des droits des travailleurs qui doit être arrêtée.
Nous invitons la Commission Européenne à ouvrir les investigations sur les renvois et les détentions de fonctionnaires, de professeurs et des autres travailleurs.
Nous demandons au Conseil Européen de condamner ces violations et d’agir contre elles. »

La Fédération CGT des Services publics partage le positionnement de L’EPSU :
-  Nous sommes unis dans notre défense des valeurs démocratiques et des droits de l’homme.
-  Nous serons debout avec les travailleurs turcs et les syndicalistes pour défendre les droits syndicaux.
et celui de l’ISP :
-  L’ISP, avec ses affiliés, continuera à suivre de près la situation en Turquie et à défendre les droits des travailleurs du secteur public dans le pays.

Déclaration de la CES (ETUC) : https://www.etuc.org/press/etuc-condemns-failed-coup-and-government-crack-down-turkey#.V7Wb7WckqUn

De l’ISP : http://www.world-psi.org/fr/turquie-des-milliers-de-fonctionnaires-arretes-et-renvoyes

Turquie : atteintes aux libertés

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