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Non au démantèlement de l’OPIEVOY ! (Office public départemental de l’Essonne, du Val-d’Oise et des Yvelines)

Lettre ouverte à Monsieur Pierre Bédier, Président de l’OPIEVOY

Monsieur le président,

Notre établissement semble donc condamné à être démantelé. Nous dirions plutôt dépecé, vendu à la découpe, subissant le même sort que de grands fleurons de notre industrie nationale.

Le Gouvernement a fait le choix de la dispersion de notre patrimoine. Un patrimoine public, forgé par des fonds publics. La région malgré les fortes demandes en cette direction refuse d’en prendre la gouvernance comme la loi le lui permet. Région qui entend « réinventer l’Ile de France » en se passant d’un outil tel que l’OPIEVOY.

La réforme territoriale apparait sans far pour ce qu’elle est : une vaste entreprise de
démantèlement des services publics et des établissements publics, au nom d’une sacrosainte « concurrence libre et non faussée », qui devient l’horizon indépassable de nos dirigeants.

Monsieur le président,
Le décret de dissolution est prévu pour le mois de juillet avec application au 1er janvier 2017.

Dans un communiqué de presse daté du 25 février, le préfet de la région Ile de France nous assure que « l’Etat est mobilisé pour apporter toutes les garanties aux locataires et aux salariés de l’OPIEVOY » et que son objectif « est de garantir l’emploi aux collaborateurs, et la qualité de service à tous les locataires. Pierre Bédier, président de l’OPIEVOY est en relation constante avec le préfet sur ce sujet ».

Monsieur le président,
Les salariés de l’OPIEVOY vous réaffirment leur attachement à leur outil de travail et se prononcent contre sa dissolution. En tout état de cause et compte tenu des informations que vous avez communiquées aux salariés lors des réunions des 08 et 09 mars dernier, nous vous demandons de nous confirmer l’ensemble de ces engagements par écrit, dont celui de prendre toutes les mesures politiques pour que les garanties et avantages acquis des salariés (grille de classification, grille des salaires, jours de congés, jours de RTT…) soient maintenus à minima à l’identique de ce qu’ils sont actuellement et cela quel que soit leur futur employeur.

Nous demandons également que les fonctionnaires territoriaux toujours en poste dans l’établissement puissent poursuivre leur carrière dans le cadre de leur statut, avec maintien de leur régime indemnitaire.

Garantissez nous qu’aucun salarié de l’Office ne subira une mobilité contrainte ou forcée ! Réaffirmez nous que tous nos emplois seront préservés, tels que définis dans nos accords collectifs, dans un périmètre raisonnable de l’existant en tenant compte des situations personnelles de chacun.

Les écrits restent : Nous attendons donc tous de pouvoir lire vos engagements dans la réponse que, nous n’en doutons pas, vous ne manquerez pas de nous adresser rapidement afin de confirmer vos paroles et d’apaiser les esprits des 1000 salariés de l’Office.

Versailles/Montreuil, le 21 mars 2016.

Tract

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