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Peronne (Picardie) : les agents de la Ville et du CCAS veulent être respectés et écoutés !

Ce mardi 23 février 2016, la CGT et FO invitaient les agents de la collectivité à la grève et à se rassembler devant l’Hôtel de Ville à 14h30.

En parallèle, une pétition de soutien en direction de la population qui circule depuis plusieurs jours dans la commune, invitait celle-ci à être présente lors de ce rassemblement.

C’est donc quelque 150 personnes qui se sont rassemblées hier après-midi, des agents, des péronnaises er des péronnais, des représentants de syndicats du privé et du public C.G.T. et F.O. de Péronne et de tout le département.

A noter également la présence de plusieurs médias (le Courrier Picard, France Bleu Picardie…).

Après plusieurs interventions au micro du camion sono de l’Union Départementale C.G.T. dont celles poignantes d’agents de la ville prouvant, s’il en était besoin, que contrairement à la déclaration du Maire, il ne s’agit pas là d’instrumentalisation orchestrée par les organisations syndicales pas plus que de manœuvre politicienne, décision a été prise de demander audience à Madame le Maire.

Avec bien des difficultés, décidément le dialogue social n’est pas dans la nature de la Municipalité, une délégation de quatre personnes a été reçue (3 agents de la ville et le représentant départemental C.G.T. des territoriaux). Face à cette délégation, hormis Madame le Maire, ni plus ni moins que trois adjoints, deux conseillers municipaux et plus étonnant encore le responsable du syndicat majoritaire dans la commune (Syndicat de Défense des Policiers Municipaux) celui qui, en chœur avec la C.F.D.T. et l’U.N.S.A. qualifiait, au travers d’un tract distribué au personnel, cette grève d’illégitime et de politique !!! Il est certain que sa présence au chevet de Madame le Maire n’a elle rien de politique ! A mourir de rire !

Au cours de cette entrevue, les agents ont fait état du mal être de nombreux collègues dû au manque de considération et de dialogue et de l’excès d’autoritarisme. Ils ont aussi dénoncé le manque de moyens humains et financiers pour mener à bien leurs missions de service public. Suite aux propos tenus par un agent de la collectivité relatif aux agents du service culturel les accusant de magouilleurs et de budgétivores des deniers publics rapportés dans un article du Courrier Picard, il a été rappelé à Madame le Maire ses obligations de protection de son personnel et il lui a été demandé, en vain, de démentir par communiqué ces déclarations diffamatoires.

Les membres de l’équipe municipale présents ont évidemment niés les faits rapportés par les agents ainsi que le caractère malsain du climat régnant et, refrain plus que connu, la restriction de personnel répond aux exigences budgétaires.

En fin de rencontre, il a été proposé par le Maire (reconnaissant par la même l’absence de dialogue), la mise en place d’un groupe de travail composé d’élus et de représentants du personnel.

Après concertation, sous réserve de savoir ce qu’entend la Municipalité par « représentants du personnel » et le rôle précis de ce groupe de travail, les agents présents, soucieux du rétablissement d’un climat au travail plus serein, se sont dits prêts à participer à ce groupe de travail à ces conditions.

En attendant la suite et en tout état de cause, la C.G.T. toute entière a fait promesse qu’il ne s’agissait pas d’un passage éclair et qu’elle reviendrait prochainement à Péronne. Les agents peuvent en être persuadés !


Article publié le 17 février :

Rassemblement à Peronne pour un service public de qualité le 23 février 2016 (80)

TOUS ENSEMBLE CESSONS LE TRAVAIL ET RASSEMBLONS-NOUS MASSIVEMENT A PARTIR DE 14 HEURES 30 DEVANT L’HOTEL DE VILLE LE 23 FEVRIER 2016 POUR L’EXIGENCE D’UN SERVICE PUBLIC DE QUALITE ET LE RESPECT DE NOTRE DIGNITE !

La discrétion a toujours été de mise dans la conduite de nos missions, nous avons accepté beaucoup de choses tout en essayant de préserver au maximum la qualité des services rendus mais aujourd’hui les conditions ne sont plus réunies et nos inquiétudes grandissent :

  • Inquiétudes quant à la souffrance avérée au travail (dépressions, hospitalisations…).
  • Inquiétudes face aux manœuvres insidieuses qui n’ont de but que de nuire à l’intérêt collectif qui doit rester notre objectif.
  • Inquiétudes au regard de l’absence de dialogue, de concertation, de réponses aux demandes que nous formulons pour l’accomplissement de nos tâches.

Aujourd’hui nous ressentons un sentiment de non-reconnaissance, de dénigrement, d’être laissés à notre « triste sort », sans compter la compression de personnel nuisible à la qualité des services rendus à la population.

Cette situation nous désarme, nous décourage et nous amène à penser ne plus être en capacité de rendre le service de qualité auquel la population a légitimement droit.

Le climat de confiance en notre travail dont nous avons besoin a laissé place à la méfiance systématique.

Nous souffrons de ne pouvoir accueillir et répondre aux demandes des usagers dans la sérénité comme cela devrait se faire.

PARCE QUE LE SERVICE PUBLIC EST UN BIEN PUBLIC exigeons :

Que cesse la dégradation de nos conditions de travail de toutes sortes (souffrance au travail, harcèlement, division du personnel, absence de concertation, autoritarisme).

Les embauches indispensables pour rendre le service public de qualité.

LES ORGANISATIONS SYNDICALES C.G.T. ET F.O. ONT DEPOSE UN PREAVIS DE GREVE COMMUN POUR LES AGENTS DE NOS COLLECTIVITES (MAIRIE ET C.C.A.S.) LE 23 FEVRIER 2016 DE 0 HEURES A 24 HEURES.

Adresse des agents aux peronnaises et peronnais
Préavis de grève
Tract au personnel

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